MA PETITE ENFANCE

J'ai vu le jour un 23 juillet 1977.                    

Enfant désirée ? je ne sais pas, à ce jour la question se pose toujours. Mais je crois que je ne veux plus savoir, de toute façon ça ne changerai pas grand chose, maintenant que je suis là, je dois faire avec.

   

Je n'ai pas demandé à venir au monde, on ne m'a pas non plus demandé mon avis sur la vie qui m'attendait. Si j'avais su, je peux vous dire que je serai restée à l'état de spermatozoides, dans les testicules de mon géniteur. Avec des " Si " on referait le monde.

Je suis arrivée la première sur des millions de spermatozoides, déjà là, j'avais l'esprit de compétition sur les autres << quelle victoire !!>>. Mais il y a des fois on nous devrions laisser les autres passer devant et ravaler sa fièrté.

  

Ma victoire a été de découvrir trop tôt ce que le destin m'avait réservé, "et quel destin ?" pas des moindres, un destin de souffrance.

Mon destin etait tout tracé : << Tu seras une enfant en bonne santé, avec un caractère fort, je te reserve les pires souffrances, tu devras déplacer des chaines de montagnes pour pouvoir enfin trouver la sérénité.>>

Merci mon destin, tu m'as fais le plus beau cadeaux de la vie : la souffrance. On dit qu'il faut porter sa croix pour arriver aux portes du paradis, à ce rythme la, on va m'accueillir les bras grands ouvert la haut, je deviendrai peut être même " la Déesse de la souffrance ". Une vraie mythologie. 

La sérénité ! un mot que je trouverai lorsque je serai six pied sous terre. En attendant c'est une vie destructive qui m'attend.

Je n'ai pas chomé, mon destin à commencer le 14 juillet 1979 j'allais avoir 2 ans, (avant je me souviens de rien). Ce jour là, fête nationale, j'aurai pu avoir la chance d'avoir juste fait un bref passage sur cette terre et de repartir aussi vite que je suis venue, mais mon destin en avait décidé autrement.

Nous étions chez ma grand mère paternelle, ma mère, pour je ne sais quelles raisons à voulu rentrer. Mon père et mon petit frère de 8 mois sont restés. Enceinte de quelques mois, elle décide de prendre le vélo et m'installe sur le porte bagages. Quelques minutes plus tard des personnes préviennent mon père et ma grand mère qu'il y a eu un grave accident. Ma mère se serai fait faucher par une voiture qui l'a conduit droit dans un poteau éléctrique en béton. Sur place les pompiers, les gendarmes, l'hélicoptère. Elle a la rate éclaté, le guidon du vélo lui est rentré dans le ventre. Coma.

  

<< Mais ou est la petite fille ?>> <<Ah ! il y avait une petite ?>> <<Elle n'a pas pu en réchapper ?>> Et bien si, j'ai été projeté du vélo et attéri dans le faussé, j'attendais assise, sans pleurer, une simple égratignure sur la main droite. Incroyable me direz vous avec un choc pareil !!!

Une bonne étoile? où le destin qui entame son parcours?

 J'opte pour la deuxième solution, le destin m'avait promis un chemin de souffrance, il aurait été trop facile de m'enlever la vie aussi rapidement.

C'est pas marrant, l'histoire ne peut pas s'arrêter comme ça.

Ce passage de l'accident est très flou pour moi, je me souviens juste que c'est ma grand mère paternelle qui c'est occupée de moi et mon frère pendant que mon père allait travailler, car ma grand mère maternelle ne voulais pas nous prendre. Ainsi qu'une visite à l'hôpital avec mes grands parents maternelles ou ma mère était hôspitalisée, ce jour là, je me revois devant une boutique de souvenirs à l'hôpital, ma grand mère m'avait acheté une poupée en chiffon de couleure violette avec de grandes nattes.

Puis plus de souvenirs de ce passage, juste les dires de mon père, que ma mère était restée dans le coma pendant 15 jours, qu'elle avait perdu l'enfant qu'elle portait, qu'elle avait subi un grave traumatisme cranien et que les medecins n'avaient pas beaucoup d'éspoir qu'elle s'en sorte, ils ont même voulu la débrancher vu son état critique. Mon père s'y était opposé.

Sortie de son coma, elle ne se souvenait pas de grand chose, juste d'une voiture noir qui lui aurait foncée deçu, puis le trou noir ou elle s'est retrouvée dans un passage, ou au loins s'intillait une lumière.

 Beaucoup de personne ayant frolé la mort de près raconte cette même histoire de lumière au bout du tunnel. Une fois qu'on l'atteind je pense que c'est le passage de l'haut de là : la mort.

Puis plus rien, plus de souvenirs jusqu'à mes 3-4 ans.   

Nous avons ensuite habités dans un appartement au dessus d'une école. Mon petit frère âgé de 2-3 ans est tombé gravement malade, une pneumonie, que le medecin n'avait pas diagnostiqué car pour lui, il fesait de la comedie. Mon petit frère a été hôspitalisé en urgence, les médecins l'ont immergés pendant plusieurs jours dans une baignoire de glaçons pour faire tomber sa température qui ne fesait qu'augmenter. Je ne pouvais pas aller le voir, alors je restais dans la voiture avec mon grand père ou je pouvais l'aperçevoir par la fenêtre. Je revois encore son visage à la fenêtre comme si c'était hier. Lorsque je me sentais seule pendant son séjour à l'hôpital, j'avais ma peluche E.T, ce personnage m'a marqué, son regard triste me fesais à chaque fois pleurer, surtout quand je pensais à mon petit frère qui n'était pas avec moi. Ce petit frère qui avait la santé si fragile.                            

Cette période a été très difficile pour nous, mais surtout pour ma mère, elle n'aurait pas supporté de perdre un deuxième enfant et pour moi le cauchemard commença par ses premières réflexions à mon égart. Elle me reprochait d'être une enfant jamais malade, en bonne santé et que le seul fait de me regarder lui apportait du dégout,  << Je voudrais que tu meurs >> Je ne comprenais pas. A 4 ans je culpabilisais déjà, << était-ce de ma faute si mon petit frère était malade ? pourquoi ma mère me repprochait-elle d'être en bonne santé ? >> J'aurai aimé prendre la place de mon petit frère, je priais de toute mes forces pour qu'il revienne vite à la maison.

  

Il est rentré à la maison mais sa santé était toujours aussi fragile, il était maigre à en faire peur. Ma mère était toujours après lui, elle le mettait à dormir avec elle dans le lit, mais mon petit frère ne voulait pas se coucher si je ne venais pas aussi dans le lit, alors j'attendais qu'il s'endorme et je me relevais pour rejoindre mon père devant la télé ou je m'endormais appaisée dans ses bras. Je pense que mon père souffrait autant que moi de voir ma mère s'acharnée sur moi, mais il ne pouvais rien dire, elle aussi était fragilisée et dépressive.

<< T'inquiète pas ça va aller !! >> des paroles qui résonnent encore et encore dans ma tête.

Mais à partir de quand ?

L'état de ma mère empirait de jour en jour, chaque crise était prétexte à me frapper encore et encore. A force je n'arrivais même plus à pleurer, c'est comme ci je m'était forger une carapace, ce qui l'a mettait dans un état encore plus diabolique. Elle n'hésitait pas à prendre tous ce qui lui passait sous la main, le balai, le martinet, et bien d'autres choses encore.

Pour mon père, son seul refuge était le travail, moins il était à la maison mieux il se portait. C'était son refuge son petit morceau de paradis, son instant de repos, avant de retrouver l'enfer du foyer qui devenait de plus en plus insuportable.

Je n'ai pas le souvenir de mon père levant la main sur nous, pour lui frapper un enfant est un act odieux surtout lorsqu'il n'y a pas de raison. Biensûr une tape sur les fesses n'a jamais fais de mal à personne "ça fait même circuler le sang" comme il disait. Mais je n'en ai pas le souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Article ajouté le 2008-11-24 , consulté 102 fois

Commentaires


Emi le 27/10/2009 à 04:51:32
Ah les coups! Le martinet.... Je m'en souviens encore!!!! Ma Mere me tenait en laisse aussi... Oui oui sous pretexte que sait-on jamais des fois que j'aurais fais une fugue sur mes petites jambes de petite fille de 4 ans....
Bon sinon ya eu...ben comme toi en fait je pense: tout ce qui lui tombait sous la main.
T'as eu droit, toi, aux flagellations a coups de torchon mouillé? Ça ça fait bien mal aussi....
Les pincements c'est humiliant, surtout avec son air sadique sur le visage.....
Les coups de pieds une fois qu'elle t'a foutu au sol c plutôt lâche ...surtout qd t'as treize ans, tes premières règles et que tu te tords déjà bien assez de douleur comme ça......
Sinon elle m'avait affublé d'un gentil petit nom affectueux : "saleté"
Sympatoche, non?
Être enfermée dans le noir dans le genre sadisme c qd même du grand Art. Je m'en souvendrai tte ma vie... C sans doute pour ça qu'a 31 ans je dors encore avec une veilleuse (qd il m'arrive de dormir, car tel que tu peux le constater il est 4h30 du mat et jsuis là, a écrire sur ton site.
Je n'ai pas de frères ou de sœurs, je suis fille unique, mais g lu que dans le cas de ces mères abusives, ya tjrs le chouchou et le souffre-douleur, elles fonctionnent comme ça.
G un lien en anglais la dessus si ça t'interesse.
Ma mere a qd même tjrs trouvé le moyen de me reprocher et de se plaindre de ma mise au monde qui fut un calvaire pour elle, avec force et détails.....(pas traumatisant du tout qd on est ttes petites,et pas culpabilisant le moins du monde de se dire "g fais souffrir maman, je l'ai tt déchirée".......
Ah ouais! Un autre truc: moi elle aimait bien me faire mettre a ses pieds. Sympa, non ?
Soit disant pour lui demander pardon!
Avec du recul g presque envie d'eclater de rire là.... Ce doit être nerveux..... C juste que je me demande bien ce qu'une gamine qui devait peser 30 kilos tte mouillée a l'âge de 11 ans avait pu faire de GRAVISSIME qui nécessitait de demander pardon agenouillée au sol devant la reine-Mere!!!!!!'
Ça devait bien la faire triper .... Ça lui donner un semblant de puissance et de domination........ Pathétique. C ptetre pour ça que g nvie d'en rire bien que je l'ai très très mal vécu......... C'était tellement humiliant......
Sinon Ben moi aussi mon père était très absent, très pris par son boulot et ses fonctions importantes, en même temps jcomprends qu'il préférait s'attarder aux réunions de bureau jusqu'à tard.......

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